La croix rouge

La croix rouge
Il semble que la croix rouge n'ait été accordée que tardivement aux Templiers, en 1147, par le pape Eugène .Il aurait donné le droit de la porter sur l'épaule gauche, du côté du c½ur. La règle de l'ordre et ses retraits ne faisaient pas référence à cette croix. Cependant, la bulle papale Omne datum optimum la nomma par deux fois. Aussi est-il permis de dire que les Templiers portaient déjà la croix rouge en 1139. C'est donc sous la maîtrise de Robert de Craon, deuxième maître de l'ordre, que la « croix de gueule » devint officiellement un insigne templier. Il est fort probable que la croix des Templiers ait été issue de la croix de l'ordre du Saint-Sépulcre dont avaient fait partie Hugues de Payns et ses compagnons d'arme. Cette croix rouge était potencée, cantonnée de quatre petites croix appelées croisettes.
La forme de la croix des Templiers n'a jamais été fixée. L'iconographie templière la présenta grecque simple, ancrée, fleuronnée ou pattée . Quelle qu'ait été sa forme, elle indiquait l'appartenance des Templiers à la chrétienté et la couleur rouge rappelait le sang versé par le Christ. Cette croix exprimait aussi le v½u permanent de croisade à laquelle les Templiers s'engageaient à participer à tout moment. Il faut cependant préciser que tous les Templiers n'ont pas participé à une croisade.

# Posté le samedi 31 octobre 2009 21:13

Jeux de cartes

Jeux de cartes
A la fin du XIIIe siècle ou, au plus tard, au début du XIVe siècle, les cartes font leur apparition dans les pays méditerranéens et, presque aussitôt, se multiplient les interdictions et les autorisations d'y jouer selon les jours ouvrables ou non, et les lieux, publics ou non... C'est ainsi qu'un décret pris par les autorités de Florence le 2e mai 1376 interdit les jeux de cartes. Avec la découverte de la gravure sur bois, au début du XIIe siècle, le maniement des cartes devient familier aux populations de l'Europe entière.
Le plus ancien jeu de cartes européen nous provient de Venise, où il fut en usage dès le XIVe siècle. En France, une légende voulait que l'invention du jeu de cartes revint à Jacquemin Gringonneur. En réalité, cet artiste s'est contenté d'en dessiner et d'en peindre à la main. On possède encore une partie de celles qu'il fit en 1392, pour le compte de Charles VI. Ce sont les plus anciennes cartes de fabrication française que nous avons conservées.
Quant à la répartition des cartes, il y eut d'abord plusieurs séries de couleurs dites alors «enseignes» (XIVe siècle). Prévalurent bientôt en France les familles que nous connaissons aujourd'hui – trèfle, carreau, c½ur, pique – et en Allemagne, feuilles, grelots, c½urs et glands. Pour les figures, elles seront définitivement fixées au XVIIe siècle. Ainsi pour les piques: David, Pallas, Ogier etc... En 1613, le roi impose aux fabricants de «mettre leurs noms et surnoms, enseignes et devises au valet de trèfle de chaque jeu».
La Révolution voudra bannir tous les personnages traditionnels et les remplacera par des animaux, des fleurs, des symboles. On reviendra aux modèles anciens en 1813. C'est à cette époque qu'en Angleterre on invente les cartes à deux têtes. En France, on fait bientôt de même: en 1827 et en 1828, le ministre des Finances décide qu'au lieu d'être en pied, les personnages seront faits de deux bustes inversés, ces cartes bicéphales que nous avons conservées. Notons qu'en décembre 1999, s'est ouvert à Issy-les-Moulineaux un musée de la Carte à jouer, honoré de trophée du musée européen pour l'année 1999.

# Posté le samedi 31 octobre 2009 20:49

Citation de Edmund Burke

Citation de Edmund Burke
"la seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien. "

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 09:39

Sybille de Jérusalem

Sybille de Jérusalem
S½ur de Baudouin IV, le roi lépreux ; elle en est l'héritière. Elle épouse d'abord en 1176, Guillaume de Montferrat, comte de Jaffa et d'Ascalon, mais il meurt un an plus tard en 1177. Leur mariage donne pourtant naissance à un fils posthume, appelé à devenir roi. De multiples prétendants sont pressentis mais la reine mère, Agnès de Courtenay, lui fait épouser en 1180 Guy de Lusignan. Lorsque son frère meurt en 1185, c'est son fils, Baudouinet, qui devient roi sous le nom de Baudouin V à l'âge de 8 ans avant de mourir l'année suivante. Elle profite de l'absence de Raymond III de Tripoli à l'assemblée des barons chargée de décider de la succession, pour se proclamer Reine avec son mari Guy de Lusignan. Après la défaite d'Hattin, elle abandonne Jérusalem et ne participe pas à sa défense, préférant rejoindre son mari Guy à Naplouse. Saladin libère son mari en 1188 et leur permet de se réfugier à Tripoli avant qu'elle meure en 1190.


Dans le film, Sibylle tombe amoureuse de Balian d'Ibelin, ce qui est faux. Cette histoire d'amour inventée pour les besoins de la touche romantique du film n'est pourtant pas sans fondement. Veuve de son premier mari, elle était en effet tombée amoureuse de Baudouin d'Ibelin, frère de Balian en 1179 mais celui-ci avait été fait prisonnier par Saladin. Une fois libéré, il avait dû partir à Constantinople demander à l'empereur byzantin, Manuel Comnène, de payer sa rançon. Enfin revenu à Jérusalem, il avait dû renoncer au mariage ; Sibylle étant déjà fiancée à Guy de Lusignan


Dans le film, elle succède immédiatement à son frère à sa mort, ce qui est faux. C'est en effet son fils Baudouin V qui régna pendant un an avant qu'elle ne monte sur le trône. Son accession au trône est traitée de manière régulière dans le film, ce qui n'a pas été le cas (elle a devancé Raymond III de Tripoli).


D'autre part, le film la présente comme femme sans enfants alors qu'elle en a eu 5.


Enfin, contrairement au film, Sibylle n'était pas à Jérusalem au moment du siège. Elle avait déjà fui pour Tripoli où elle retrouva son mari libéré l'année suivante.

# Posté le samedi 10 octobre 2009 21:00

Voici mon bouclier

Voici mon bouclier
Voici mon bouclier que j'ai fabriqué cet été ^^

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 22:12